Depuis des décennies, on vous dit que le cholestérol est l’ennemi. On a progressivement abaissé les normes de 250 à 180, prescrit des statines à tour de bras, et diabolisé les œufs, le beurre, la viande.
Et honnêtement ? Quand je regarde ce qu’on trouve en grande surface aujourd’hui : des œufs de poules en cage, du beurre industriel, de la viande d’animaux élevés en batterie, bourrés d’antibiotiques et nourris aux farines douteuses … je comprends pourquoi. Ces aliments-là, dans cette qualité-là, posent effectivement question.
Mais ce n’est pas le gras le problème. C’est ce qu’on a fait aux animaux qui le produisent.
Un œuf de poule élevée en plein air, une viande d’un animal qui a bien vécu, bien mangé, et reçu peu de médicaments, du beurre issu d’une ferme qui travaille à l’ancienne… ces aliments n’ont jamais été un problème pour la santé humaine. Ils l’ont nourrie pendant des millénaires.
Se nourrir plus intelligemment, c’est aussi ça : choisir ses sources, connaître ses producteurs, et arrêter de faire des généralités sur des aliments entiers qui ne se ressemblent pas d’une exploitation à l’autre.
Problème : au-delà de la qualité, c’est beaucoup plus nuancé que ça.
Le cholestérol est le précurseur de toutes vos hormones stéroïdes — DHEA, progestérone, œstrogènes, testostérone, cortisol, prégnénolone. Autrement dit, sans cholestérol, pas d’hormones. Et un cholestérol trop bas (sous 1,50 g/L) est souvent pire que trop élevé : il peut entraîner des insuffisances hormonales multiples, avec tout ce que ça implique en termes d’énergie, d’humeur, de libido et de vitalité.
Ce qui compte vraiment, c’est le rapport.
J’aime utiliser une image simple : le LDL, ce sont des sacs qui transportent le cholestérol là où le corps en a besoin (fabrication d’hormones, membranes cellulaires, cerveau). C’est lui qu’on appelle - à tort - le “mauvais”. On ne pourrait rien fabriquer sans lui.
Le HDL, ce sont les camions poubelle : ils récupèrent l’excès de LDL non-utilisé et le ramènent au foie pour évacuation.
Donc, déjà, si votre médecin ne regarde que le cholestérol total avant de crier au scandale et vous prescrire une statine, il y a un gros problème !
Avec ce que je viens de vous expliquer, vous comprenez mieux pourquoi je regarde toujours le rapport cholestérol total / HDL. Tant qu’il est inférieur à 4, le risque cardiovasculaire reste faible.
Car “on a suffisamment de camions-poubelles pour ramasser le LDL dans les artères” : une métaphore que j’utilise beaucoup en consultation.
Et si le cholestérol est élevé ? Dans plus de 95% des cas, c’est le signe d’une hypothyroïdie non diagnostiquée ou mal traitée — pas d’une alimentation trop grasse ou d’une génétique malchanceuse.
Pourquoi ?
La thyroïde est le chef d’orchestre de l’organisme. Elle régule la vitesse de tous les métabolismes dans le corps, y compris celui du cholestérol. Quand la thyroïde est ralentie, la transformation de LDL en hormones (ou membranes etc) est ralenties. Dans ce cas, on trouve généralement une DHEAs basse à la prise de sang également. Car c’est une des hormones qui pâtissent le plus vite de cette non-utilisation du cholestérol.
Et si vous prenez des statines par-dessus le marché ?
Et bien… bonne chance pour fabriquer vos hormones ! Voilà pourquoi j’aime m’attaquer aux causes de vos problèmes plutôt qu’aux symptômes. Ils ne sont que le dessus de l’iceberg…
Quant aux triglycérides, retenez ceci : le cholestérol, on le fabrique. Les triglycérides, on les mange. Des triglycérides élevés pointent presque toujours vers un excès de sucre et d’alcool — pas de gras.
La nuance, c’est exactement ce que j’enseigne dans mes programmes. Parce qu’une analyse de bilan sanguin mal interprétée peut mener à des années de traitement inutile, et à des carences hormonales silencieuses qui abîment la santé sur le long terme. Et tout le stress que cela engendre.
Des choses ont changé récemment dans ma vie.
Ce mois-ci, j’ai fait un choix.
Depuis un moment, je sens que les réseaux sociaux me coûtent plus qu’ils ne m’apportent. Pas seulement à moi, à vous aussi, d’après vos réponses. On y passe du temps, on y laisse de l’énergie, et on en ressort rarement plus léger.es.
Or l’énergie, c’est exactement ce dont on manque. C’est même pour ça que vous êtes là, non ?
Alors, plutôt que de mettre toute mon énergie à rédiger post sur post dans un endroit où ils ne sont ni vus, ni maintenus en vie (personne ne va lire mes anciens posts qui étaient pourtant très “likés”…), j’ai décidé de rassembler tout ce que je crée dans un espace qui m’appartient, où on peut se retrouver sans le bruit des algorithmes. C’est sur Skool que ça se passe désormais : les programmes Essentiel et Art de Vivre y sont, et j’y ajoute chaque semaine des contenus pour avancer à votre rythme, un endroit tout-en-un pensé pour prendre soin de vous, dans la bienveillance d’une communauté riche de partages.
Si vous êtes curieux.se, venez jeter un œil.
Aucune pression. Juste une invitation.
Zéro engagement, vous venez et vous repartez quand vous le voulez.
“Aaaaah” : ça c’est le son de ma voix quand je suis heureuse et en paix d’avoir trouvé une façon d’aligner mon travail, ma passion, et mon mode de fonctionnement 😌
Bon, je vais quand même recommencer à poster de temps en temps sur les réseaux, dès que je serai prête. Promis 🤗
Beau mois d’avril à vous, et bienvenue dans le début du printemps 🌞
Julie