Chaque année, c’est la même histoire. Les bourgeons s’ouvrent, et avec eux arrivent les éternuements, les yeux qui piquent, le nez qui coule, la fatigue. Les allergies saisonnières touchent aujourd’hui une personne sur cinq en Europe, et leur fréquence ne cesse d’augmenter.
Mais il y a quelque chose qu’on ne dit pas assez : votre alimentation influence directement l’intensité de vos symptômes. L’explication est biochimique.
Tout commence dans l’intestin
Le Dr Jean-Paul Curtay, pionnier de la nutrithérapie en Europe, l’explique clairement : une muqueuse intestinale fragilisée (ce qu’on appelle la perméabilité intestinale) laisse passer des molécules qui déclenchent des réactions immunitaires en cascade. Si votre terrain est déjà inflammatoire, vos symptômes allergiques seront amplifiés.
Autrement dit : soigner son intestin, c’est aussi soigner ses allergies.
Les aliments à mettre de côté pendant la saison
Certains aliments sont riches en histamine ou favorisent sa libération, ce qui aggrave directement les réactions allergiques :
- Fromages affinés, charcuterie, alcool (surtout le vin rouge et la bière)
- Tomates, épinards, fraises, agrumes en excès
- Aliments ultra-transformés avec additifs et colorants
Et si vous êtes très allergique aux pollens de bouleau, méfiez-vous des réactions croisées avec les pommes, poires, cerises, carottes et céleri crus : leurs protéines sont suffisamment proches pour déclencher une réaction chez les personnes sensibilisées. Mais l’idéal reste de soigner votre terrain, et réparer cette porosité intestinale.
Ce que vous pouvez mettre en place dès maintenant :
La quercétine, un flavonoïde aux propriétés antihistaminiques naturelles, est votre meilleure alliée. On la trouve dans les oignons rouges, les pommes cuites, le thé vert, les câpres, les baies, le persil. Mais si vos allergies sont fortes, je vous propose de la prendre en gélules.
Le soutien du foie est également essentiel : artichaut, radis noir, curcuma + poivre noir, ail, betterave. Un foie qui fonctionne bien élimine mieux les pollens absorbés par l’organisme. J’ai créé un protocole de fasting mimicking diet (asé sur les travaux de Valter Longo), il se trouve dans mon espace Skool, et vous permet d’alléger le travail de votre foie sans débourser des sommes astronomiques en compléments alimentaires.
Les oméga-3 (sardines, maquereaux, noix, huile de périlla en gélules) modulent la réponse inflammatoire. À inclure quotidiennement en période de pic pollinique.
Les plantes font aussi partie de ma routine de cette période : l’ortie piquante est antihistaminique et riche en fer, le bourgeon de cassis est LE bourgeon des personnes allergiques grâce à ses flavonoïdes et son action drainante, le plantain lanceolata apaise aussi bien le nez que les yeux.
Mon conseil pour cette semaine
Idéalement, on commence 2 à 4 semaines avant le pic de vos allergies habituelles. Mais si vous lisez ceci en pleine crise : mieux vaut tard que jamais.
Commencez simple : réduisez les aliments histaminiques, ajoutez une tisane d’ortie 3x/jour (1 càc dans 1 tasse d’eau bouillante, infusée 5-10min), et misez sur des repas à base de légumes, colorés et anti-inflammatoires.
Votre système immunitaire fait un travail intense en ce moment. Aidez-le avec votre assiette.
Je ne vous partage que des marques que je connais et dont je suis sûre : pas d’excipients, d’additifs, de colorants et labels de qualité poussés pour éviter toute pollution.
Des questions sur votre terrain allergique ou votre alimentation de saison ? Je suis disponible en consultation.
Julie
